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Athénienne
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niveau : Lycée

Martin-Guillaume Biennais

Athénienne
Date : Entre 1800 et 1804
Lieu : Metropolitan museum of New York et musée du Louvre
© Metropolitan Museum, Musée du Louvre

Athénienne

L'athénienne fut réalisée pour le consul Napoléon Bonaparte, afin d'orner sa chambre au palais des Tuileries. Cet objet d'art d'un grande originalité révèle le goût ambiant du début du XIXe siècle pour l'Antiquité et celui de Napoléon, qui l'emporta dans tous ces déplacements, jusqu'à Sainte-Hélène.

Un objet fonctionnel

La forme de cette athénienne est tirée du trépied antique. Dans l'Antiquité, le trépied était un petit meuble tripode soutenant une cuve. Généralement en bronze, il pouvait également être en cuivre, en argent, en pierre ou en or. Certains étaient d'usage courant et faisaient office de brasero, d'autres, d'usage votif, étaient offerts dans les sanctuaires en hommage aux divinités. Le trépied devint très vite un motif fréquent à l'époque classique. L'intérêt pour l'Antiquité au milieu du XVIIIe siècle donna un nouvel essor à ce type d'objet. En 1773, Jean-Henri Eberts, collectionneur et éditeur d'estampes inventa un trépied faisant office à la fois de guéridon, cassolette, réchaud et jardinière, qu'il baptisa du nom d'"athénienne" par allusion au tableau de Joseph-Marie Vien dont il avait été le commanditaire, La Vertueuse Athénienne, où l'on voit une femme grecque faisant une offrande sur un trépied. Plus tard, il servit surtout de porte-cuvette et pot à eau pour la toilette. La dénomination "d'athénienne" pour cet objet servant de lavabo, est réservée aux exemplaires luxueux destinés aux souverains.

Un décor de style Empire

Le modèle de cette athénienne, dont le dessin fut fourni par Charles Percier (1764-1838), est très élégant. Les recueils d'architecture, comme celui de Percier et Fontaine, proposent de nombreux modèles de ce type de meuble. Les pieds en if sont finement arqués et surmontés d'un chapiteau à palmettes, dans lequel niche un cygne en ronde bosse de bronze ciselé et doré. Les cygnes supportent de leurs ailes et de leur cou un cercle de bronze orné d'une frise de postes, qui soutient le bassin ciselé de roseaux et de feuilles de chêne. Le thème du cygne est assez récurrent sous le Consulat et l'Empire. L'architecte et décorateur Berthault a choisi ce motif pour orner le lit de Madame Récamier. La tablette de l'entrejambe est reliée aux pieds par de petits dés de raccordement ornés d'abeilles et par des dauphins. Dauphins et cygnes appartiennent au répertoire à la fois antique et aquatique ; ils illustrent ainsi la fonction de lavabo de cette athénienne.

Pistes pédagogiques

Niveau : classe de première.
Période historique : le XIXe s.
Champ anthropologique : « Arts, sociétés, cultures » : montrer les liens entre peinture et objet d'art en insistant sur le rôle des collectionneurs. L'influence de l'antique dans le domaine des objets d'art.
Champ technique : « Arts, sciences et techniques » ; travailler sur le mode de fabrication d'un objet de cette qualité : dessin d'architecte, réalisation par un tabletier/orfèvre, variantes pour collectionneurs : voir autre exemplaire au MET à New-York (cf. grande image).
Champ esthétique : « Arts, goût, esthétiques » ; le néo-classicisme dans les arts décoratifs : le style Empire. En lien avec le mobilier de madame Récamier.

Ressources complémentaires

Texte/Image

Sur le web

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